Stay Signed In
Do you want to access your site more quickly on this computer? Check this box, and your username and password will be remembered for two weeks. Click logout to turn this off.
Stay Safe
Do not check this box if you are using a public computer. You don't want anyone seeing your personal info or messing with your site.
Ajouter un troisième membre à sa routine sexuelle peut sembler pour plusieurs, une façon de multiplier les plaisirs. Certainement que les images qui vous viennent à l’esprit correspondent mieux au sujet d’un prochain article, car aujourd’hui c’est du fruit d’une union à deux dont il est question : lorsque ce troisième individu est...bébé ! La présence de ce nouvel intrus qui grandit dans le ventre sa mère engendrera bien sûr une modification du corps et des habitudes sexuelles de celle-ci, mais il faut également s’attendre à de multiples rebondissements provoqués par le jeu des hormones. Qui parle hormone parle également de libido, laquelle suivant les semaines et les humeurs de la future maman, risque d’en surprendre plus d’un…
Les 3 premiers mois
Selon les témoignages des femmes, il semble fréquent d’observer une diminution de la libido au cours du premier trimestre. Évidemment que les maux de cœur et vomissements, la somnolence, la fatigue, les seins grossissants et devenant douloureux, ainsi que les vaginites plus fréquentes à cause du désordre hormonal, peuvent ralentir les ardeurs de bien des dames ! De plus, des facteurs psychologiques risquent d’influencer l’envie de vivre des rapprochements, comme la peur de blesser le bébé ou encore de le perdre. Or, à moins de saignements ou de fortes douleurs, votre médecin vous confirmera qu’il n’y a pas de danger pour le bébé lorsque vous faites l’amour et avez un orgasme lors de la grossesse. Si le désir est au rendez-vous ; profitez-en encore !
De 3 à 6 mois
Cette période de stabilisation et de diminution des premiers symptômes désagréables, est celle qui apporte le plus de satisfaction sexuelle aux femmes. Le désir sexuel pourrait même être supérieur à ce qu’il était avant la grossesse, et la capacité d’obtenir des orgasmes peut être amplifiée chez certaines, à cause de l’apport sanguin au niveau du pelvis (bassin). Souvent combinés à des facteurs psychologiques de bien-être, de bonheur d’être enceinte, de compliments des gens, de sentiment de puissance et de féminité, ces phénomènes d’augmentation de la libido sont relevés dans plusieurs études. Par contre, du calme avant de vous lancer dans la reproduction, sachez que malheureusement, au même titre que les vergetures et la prise de poids, les femmes n’ont pas toutes la même chance !
Les 3 derniers mois
Lors du dernier trimestre, le carrosse redevient citrouille ! Physiquement, le corps est plus difficile à bouger, les images corporelles sont plus négatives, la femme se sentant moins sexy et très loin de son ancien corps. Contrairement à ce que plusieurs pensent, l’augmentation des seins est parfois vécu difficilement, comme si le corps n’est plus le nôtre. L’orgasme est aussi plus difficile à ressentir à cause de la vasocongestion dans la zone vaginale (augmentation du flux sanguin), qui demeure constante donc qui rend les sensations imperceptibles. À quelques pas du fil d’arrivée, la fatigue et la crainte de provoquer l’accouchement sont des raisons faisant parfois en sorte de diminuer la libido ou les activités sexuelles.
Après l’accouchement
Il faut compter habituellement environ 4 semaines avant que le corps de la femme ne soit physiquement prêt à recommencer les rapports sexuels. Cela dépend aussi des blessures physiques (déchirures vaginales ou plaie de l’abdomen dans le cas d’une césarienne). Outre l’insomnie, les inquiétudes, les soucis sur l’apparence physique et la peur de réveiller le bébé, on comprendra que les montées de lait, la sécheresse vaginale, l’épisiotomie (coupure de l’ouverture de la vulve pour faciliter la sortie du bébé), sont à eux seuls des désagréments physiques qui enlèvent le goût même aux plus motivées…
Et papa ?
La période de la grossesse, ainsi que les mois qui suivent, pourront également ébranler les habitudes du papa qui peut se sentir mis de côté ou non respecté dans ses besoins. Cette période donne d’ailleurs souvent lieu aux premières infidélités du conjoint. Le ralentissement des activités sexuelles est le plus souvent imposé par la femme, mais il est aussi possible d’observer des peurs similaires chez le père, c’est-à-dire des craintes de blesser le bébé lors de la grossesse, et un changement de perception quant au nouveau statut de la femme qui est désormais une « mère ». Il arrive aussi souvent que le conjoint soit mal à l’aise soit avec les changements physiques observables chez sa conjointe, ou encore avec l’idée de pénétrer et d’éjaculer aussi près du bébé. Les sentiments peuvent être contradictoires et plusieurs n’arrivent plus à avoir des comportements sexuels qu’ils voient comme « cochons », avec la tendresse ressentie face à leur progéniture. L’allaitement, les changements corporels, les responsabilités qui surviennent, sont des éléments contribuant à la baisse du désir chez le père également.
Ce merveilleux moment, ce projet à deux, comporte ses difficultés qui sont pour une majorité, incontournables. Il ne faut pas oublier que même de petits changements de routine demandent une adaptation, alors un évènement de cette envergure ne peut que modifier la vie personnelle et celle du couple. Se laisser du temps et apprivoiser la nouvelle vie est le premier pas. Tenter ou espérer reprendre les choses où on les a laisser avant la grossesse est un but peu réaliste, puisque rien ne sera comme avant. Différent, mieux ou pire, mais pas comme avant. Il est donc très fréquent de constater que la première année suivant la venue du bébé est un moment plus difficile à passer pour le couple, et il est important de réagir si la situation ne se replace pas après un an. En être informés peut à tout de moins remettre les choses en perspective.
En parler avec d’autres parents est une bonne idée pour obtenir des conseils et constater que la vie de famille est difficile pour la plupart des nouveaux parents et pas seulement pour nous. Consulter une sexologue peut aussi aider à rétablir le contact chez certains couples qui ont créé, puis maintenu la distance, sans s’en rendre compte. Rappelez-vous une chose; peu importe le quotidien, avant d’être des parents, vous étiez des amoureux…
Karine Morel M.A
Sexologue clinicienne
Conseillère chez Prof-fil
Samedi soir, quelques amis discutent autour du bar d’une discothèque. Quelques regards sur la piste de danse, une jolie femme est repérée, un sourire est échangé. Un verre et deux shooters plus tard; le célibataire danse et discute avec la belle. Trois autres bières ; il devient l’humoriste de la soirée. Encore quelques consommations et voici maintenant que l’esprit de Don Juan le possède. Un dernier verre, chez toi ou moi, ils passent à la chambre et puis là : rien ne va plus ! L’alcool est un piège bien malicieux dans lequel plusieurs risquent de se faire prendre…
Sous la ceinture…
Plusieurs hommes ont déjà fait l’expérience de difficultés sexuelles sous l’effet de l’alcool. Dépendamment de la tolérance, de l’habitude et du poids, certains perdront tous leurs moyens après une minime quantité d’alcool, et d’autres pourront en consommer beaucoup avant de constater des problèmes. Par exemple, le contrôle éjaculatoire peut devenir difficile à ressentir chez ceux qui y arrivent habituellement. L’éjaculation se présente trop vite ou tarde à se produire, ce qui est parfaitement normal. Les difficultés érectiles sont pour leur part la conséquence la plus fréquente des effets de l’alcool sur l’organisme, selon toutes les études sur le sujet. Plus il y a de verres bus, plus l’érection sera pénible à maintenir ou à atteindre complètement. Rassurez-vous messieurs, les femmes ne sont pas épargnées, car des réactions peuvent aussi être observées. Le ralentissement du système retarde la lubrification vaginale, et repousse le délai pour l’atteinte de l’orgasme qui peut même ne jamais se présenter. Par contre, il est aussi remarqué chez certaines femmes, qu’une petite dose d’alcool peut apporter plus d’abandon à l’excitation, moins de retenu, ce qui peut au contraire faciliter l’orgasme.
Pas de panique !
Il faut surtout retenir que ce que certains hommes perçoivent comme un « échec », est en fait un incident lié à l’interaction négative de l’alcool et du corps. Cela ne veut pas dire qu’une dysfonction sexuelle est en train de s’installer, et il ne faut pas s’en inquiéter outre mesure. Le vrai danger réside dans le doute qui s’installe souvent après une mésaventure, et l’anxiété risque d’être associée au comportement. À ce moment, deux mauvaises expériences peuvent générer un cercle vicieux qui créera une répétition des problèmes la prochaine fois, même sans prise d’alcool.
À petite dose donc, l’alcool peut faciliter la séduction, lever certains tabous, réduire l’anxiété, provoquer des désirs de rapprochements. Idéalement à proscrire lors des soirées en amoureux, pour ceux qui y sont sensibles. Cette méthode ne devrait pas servir d’unique moyen d’approche, puisque qu’il faut aussi développer des habiletés pour les lendemains matins, lorsque chacun aura retrouvé sa sobriété !
Karine Morel M.A
Sexologue clinicienne
Conseillère chez Prof-fil
Mario 28 ans est un homme qui, dit-on, paraît plutôt bien. Pourtant, vous ne le retrouverez pas ce soir sur une piste de danse, ni près de vous au cinéma. Timide et solitaire, Mario consacre plus d’une vingtaine d’heures par semaine à naviguer sur des sites internet pornographiques, ou à clavarder sur des forums de discussion assez osés. C’est le seul loisir, l’unique activité qu’il pratique, à part regarder sa collection de cassettes vidéo et de revues pornographiques. Mario s’inquiète de ne plus être capable de s’arrêter, d’être tout le temps obsédé par des images et pulsions qu’il doit continuellement assouvir. Il se sent honteux, coupable, et s’en veut. Il se dit qu’il devrait sortir cette fin de semaine, tenter de ne pas se rendre à son habituel bar de danseuses nues y dépenser des centaines de dollars, mais plutôt aller dans un bar pour rencontrer des femmes. Qui sait, il pourrait trouver l’amour… Malheureusement, vendredi lorsque le temps sera venu, Mario s’installera à son ordinateur, répondra à l’urgence de ses pulsions, se sentira minable, recommencera à se masturber pour arrêter le malaise et la pression qu’il ressent, et ainsi recommencera le cercle vicieux…
Dépendants, addictes, sexoliques, compulsifs sexuels, sont différentes façons de nommer les gens qui souffrent du trouble de la compulsivité sexuelle. Ce trouble qui, pour l’entourage, peut apparaître comme un simple manque de volonté est en réalité un puissant et souffrant mode de fonctionnement qu’a adoptée la personne compulsive. La compulsivité sexuelle, identifiée comme un trouble de l’intimité, n’est en fait que la pointe de l’iceberg. En dessous se trouve une grande souffrance et des difficultés à concilier sexualité et l’amour, l’échange réciproque, la tendresse. Les personnes compulsives ont appris à se servir de ce comportement pour réduire le stress, l’ennui, pour gérer la colère, la joie. Le sexe est au compulsif ce que la cigarette est au fumeur : parfois le meilleur ami et souvent le pire des ennemis.
Mario a tout de même la « chance » de ne pas avoir de conjointe à la maison, ou d’ordinateur au travail, car plusieurs compulsifs sexuels perdent famille et emplois à cause de ce trouble. Pour s’aider, il pourrait assister à des groupes de soutien qui permettent de discuter avec des gens vivant la même situation. Le but est d’obtenir des outils et une aide de parrainage, pour arriver à mieux contrôler et changer ses habitudes. L’idéologie de ce type de groupe (sexoliques anonymes par exemple) est le plus souvent basée sur le programme des alcooliques anonymes, qui comporte 12 étapes et 12 traditions. Le travail vise trois volets : physique, émotionnel et spirituel, processus qui peut ne pas convenir à tout le monde. Plusieurs y trouvent ce qu’ils cherchaient, d’autres préfèrent consulter seul et travailler sur l’origine de leur problème.
Vous vous reconnaissez ?
Ce type de comportement est très envahissant et peu grandement nuire à votre vie de couple, à vos relations sociales et même à votre travail. Une première étape pour tenter de vous comprendre est d’apprendre à reconnaître les moments précédant l’exécution de votre comportement. Au même titre que toutes les compulsions (nourriture, magasinage, cigarettes), vous devez tenter de vraiment de découvrir quels sont les facteurs vous menant à la consommation et/ou masturbation. Lorsque le désir vous envahi, que vous devez réagir avec empressement, que vous êtes incapable de vous contrôler, concentrez-vous sur les émotions ressenties : elles sont la voie vers plusieurs réponses. Êtes-vous triste, anxieux, en colère ? Vous ressentez de l’ennui ? Est-il arrivé un évènement stressant ou dérangeant dans la journée ? Identifiez les sources d’anxiété, soyez authentique et apprivoisez votre vécu intérieur.
Si vous êtes une ou une conjointe, vous êtes sûrement dérangé(e) voire découragé(e) par ces comportements, mais sachez que c’est un problème de gestion de plusieurs évènements, un problème n’étant pas dirigé nécessairement contre vous. C’est d’aide et de compréhension de lui-même ou d’elle-même qu’a besoin votre partenaire, et il ou elle est le/la seul(e) à pouvoir y répondre.
Voici des services de références pouvant vous aider si vous souffrez de désirs incontrôlables, et sachez que vous pouvez également consulter un(e) sexologue qui pourra vous éclairer :
* DASA (Dépendants Affectifs et Sexuels Anonymes)
dasa-slaa-mtl.cbti.net
* Sexolique
www.sa-quebec.org (tél: 514-254-8181)
*Informations et forum sur la dépendance sexuelle
www.oroz.net
www.dependance-sexuelle.info
Karine Morel M.A
Sexologue clinicienne
Conseillère chez Prof-fil